Road Trip au Québec #5 : La baie des rochers

 

« Il y avait ce brouillard
Cette brume marine
Qui enveloppe de coton
L’ensemble du paysage
Un mouvement
Clapotis
Qui claquait sur la berge
Et d’un trait le soleil
Transperça
Il envoya la beauté
Et le souffle
Et la clarté
Poser tout leur mystère
Sur la cîme des sapins
Et s’ouvrit à nos yeux
La splendeur unanime
De la baie des rochers
Lovés dans l’écrin
Nous ne devenions qu’un souffle
Un soupire paisible
Deux vents longs engourdis
Et d’un parcours électrique
Nos échines raidies
Tombèrent en amour
Sans retour possible
C’est un lieu
Où nos âmes ont ancré une légende
Où le souffle des baleines
Raisonne comme dans un couloir
Où la beauté est belle
A vous déchirer le cœur
A la baie des rochers
Tout ne semble qu’espoir. »
Poème écrit par PM en 2015

 

Hello copain voyageur ! Nous sommes ravis aujourd’hui de te retrouver pour un nouvel article sur notre voyage au Québec ! Et quel article ! Puisque nous allons te parler de notre lieu préféré… au monde ! Oui rien que ça ! Comme le raconte le poème de PM (oui il est poète à ses heures perdues) qui ouvre cet article, nous sommes tombés en amour de ce lieu magique et il était inconcevable que nous retournions au Québec sans passer par là.

Nous allons te raconter ici une aventure incroyable qui nous a été offerte à vivre lors de notre dernier passage dans cette magnifique baie. Nous essayerons de t’offrir un tableau le plus fidèle possible à la beauté de ce lieu incroyable, qui a touché nos cœurs de voyageurs.

Tu es prêt ? Allez, suis nous !

 

Le Paradis terrestre

Le jour se lève sur pointe au pic, les rayons du soleil percent, par grandes ouvertures, le plafond de nuages blancs qui survole la falaise. Le temps est doux, agréable, enrobant d’une chaleur discrète les premiers instants de la journée. Nous vaquons à nos activités habituelles du matin puis décidons qu’il serait de bon goût de profiter de la douceur de la météo matinale pour aller se dégourdir les jambes. Nous enfilons donc nos baskets et partons pour un petit running sur les bords du fleuve avant de nous mettre en route vers midi pour nos visites de la journée. Aujourd’hui, nous avons prévu de nous rendre sur le Fjord du Saguenay afin de découvrir sa berge sud, que nous ne connaissons pas encore. Le programme est tout écrit, mais à la vue du temps qu’il fait, nous décidons d’inclure dans notre périple du jour, un petit pic-nic dans la baie des rochers.

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Nous préparons les sandwichs, remplissons le sac à dos, ajustons la recharge de la batterie de l’appareil photo et montons à bord de notre « char » direction Baie des rochers. Une bonne demi heure de route nous suffit pour arriver à l’intersection nous indiquant l’entrée du village portant le nom de la baie. Nous tournons donc à droite avec au fond du cœur, le bonheur de savoir que chaque mètre parcouru nous rapproche un peu plus du paradis terrestre. Nous traversons la petite localité et nous engageons sur le chemin usé par le temps, qui conduit au quai. Les arbres autour de nous sont tachetés de rouge et d’or, tranchants sur le fond vert des conifères qui peuplent en nombre l’endroit. Puis vient le moment tant attendu où devant nous, les arbres s’écartent et laissent apparaître les reliefs ronds, la puissante forêt et les fonds rocheux de la baie des rochers. Nous venons de te faire pénétrer dans le plus bel endroit au monde ! Ici, la nature s’exprime dans la pleine puissance de sa beauté ! Les milieux marin, côtier et forestier se rencontrent et s’entrechoquent, luttant chacun pour la suprématie visuelle des lieux. Un vent léger et frais s’engouffre depuis le fleuve, apportant avec lui des effluves marines aux parfums d’embruns bretons. Tout autour de nous les falaises rocheuses coiffées de forêts, plongent vers la baie, entraînant avec elles les ruisseaux qui se jettent ici en cascades. A l’heure où nous arrivons, la marée est basse et laisse apercevoir la totalité de l’île qui trône au milieu de la baie. L’eau retirée nous permet également de voir les centaines de rochers qui tapissent les fonds marins du lieu.

Point étymologique: Le nom baie des rochers, vient de Samuel de Champlain (encore et encore lol) qui lui donna ce nom en 1626. Il rend ainsi hommage à la géographie de cette baie spectaculaire, jonchée de rochers.

Au fond de la baie, par le couloir que créent l’île et la côte, nous apercevons les eaux bleues et profondes du Saint Laurent qui subissent ici des marées impressionnantes (et pourtant nous sommes toujours sur un fleuve!). C’est dans ce décor idyllique que nous nous posons pour casser la croûte, tout deux assis face au spectacle de la nature. Nous projetons de rester ici une petite heure, avant de reprendre la route pour le Fjord.

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Le temps que nous mangions, la marée commence à remonter masquant peu à peu les rochers posés sur le fond sableux. La couleur grise et beige du sable laisse place aux teintes émeraudes caractéristiques des eaux de la baie des rochers. Nous profitons du retour des flots pour prendre des dizaines de clichés. Puis vient le moment où, dans l’objectif, nous apercevons un point, puis deux, puis trois qui sortent de l’eau… A quelques mètres nous, des phoques gris de belle taille viennent de  faire leur entrée pour compléter la perfection du décor. Curieux, ils nous observent de loin puis se rapprochent jusqu’à une simple et courte trentaine de mètres… MAGIQUE !

 

Oui… Magique!

La petite heure de temps que nous avions convenu dans notre programme est déjà bien entamée, nous nous résignons donc à finir notre repas avant de reprendre la route. C’est à ce moment de notre périple dans la baie, que notre journée va connaitre un tournant inespéré, magnifique, magique, improbable, surréaliste… (si tu as d’autres mots du genre, tu peux les accoler ici ! lol).

Assis à notre table de pic-nic, dos au quai, nous entendons une voiture se garer, musique à fond sortant par les vitres ouvertes. L’homme au volant coupe le contact, vaque à deux trois occupations dont nous ne faisons pas affaires, puis ouvre son coffre et y trifouille. Dans la minute qui suit, nous entendons une voix munie d’un très fort accent Québécois, nous interpeller:

« Vous voulez un Pepsi les jeunes? »

Bras tendu vers nous, une canette à la main, l’homme de la voiture nous sourit avec amitié. Sa casquette vissée sur la tête, les yeux rieurs et tendres, il attend notre réponse qui se fait attendre à cause de notre surprise.

« C’est très gentil mais nous ne buvons pas de sodas… » finissons nous par répondre encore surpris d’une proposition aussi spontanée.

« Une bière alors? » réplique l’homme.

« C’est vraiment adorable mais nous avons de la route, nous partons vers le fjord dans quelques minutes… » répondons-nous.

La petite conversation s’arrête là. De notre côté nous regroupons nos affaires et partons un peu plus loin prendre d’ultimes photos. Nous nous arrêtons sur la rampe de mise à l’eau du quai où est accosté une vieille barque pleine de bois. Elle offre un sujet parfait pour un beau cliché, nous nous en rapprochons donc afin de trouver le meilleur angle pour la photographier devant le paysage.

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C’est alors que l’homme à la canette de Pepsi se rapproche de nous et se met à poser ses affaires dans l’embarcation pleine de bois. PM glisse alors un mot à Camille: « Que j’aimerais monter avec lui ! la baie en bateau tu imagines? Comme ça doit être beau! »

Tu le vois venir… 😉

Même pas le temps de réfléchir à comment nous pourrions lui demander, que l’homme nous interpelle à nouveau:

« Dites moi ! Vous faites la randonnée jusqu’à la plage avant de repartir? »

Nous n’avions pas prévu ça dans le programme et l’heure programmée du départ est déjà passée depuis un moment… nous répondons donc par la négative.

L’homme reprend alors la parole:

« Je vous propose un deal! Faites la randonnée jusqu’à la plage, ce n’est pas long… il y en a pour une petite heure! Moi je dois débarquer tout ce bois sur la plage, on se retrouve là-bas et je vous ramène ici en bateau! »

Vient alors le deuxième grand « blanc » de surprise de la journée. Nous sommes estomaqués… La perspective un peu « gonflée » que nous avions en tête, se transforme en proposition! L’homme nous regarde attendant une réponse qui se fait (encore) attendre… Nous nous interrogeons du regard, en sachant pertinemment quelle sera notre réponse finale. Seulement cela annule notre programme établi… Sortir du cadre??

« MARCHÉ CONCLU ! » finissons nous par répondre.

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Le voyage c’est ça! L’imprévu! Les conventions, les circuits tout faits, la non-adaptabilité… c’est du tourisme pas du voyage ! Et comment aurions nous pu passer à côté d’une si belle proposition !? L’homme s’habille alors d’un large sourire, ses yeux se plissent en suivant le mouvement de l’éclat jovial qui éclaire son visage.

« Nous sommes Camille et Pierre-Marie »

« Serge » rétorque-t-il en nous serrant la main.

Nous rangeons dans la voiture notre nécessaire de pic-nique et prenons donc la direction du chemin de randonnée qui nous emmènera vers la plage. Une fois passé le petit pont de bois qui enjambe la cascade, nous entrons sur l’un des plus beaux chemins de randonnée que nous n’avons jamais vu ! Le sentier serpente sur les hauteurs de la baie, ouvrant des panoramas incroyables sur ce bijoux naturel. D’en haut, les eaux paraissent encore plus colorées qu’au niveau du sol, les flots sont réellement émeraudes ! Nous marchons une petite heure au milieu des érables et des sapins, puis nous commençons à entendre le chant du fleuve à travers les branches. Ses flots chantent comme ceux d’une immense chute d’eau, faisant tinter chaque galet au contact de leur puissance. Le sol se transforme peu à peu, la terre laisse place au sable. Puis dans l’entrebâillement des rameaux nous commençons à apercevoir le fleuve chanteur. Nous avons maintenant devant nous, cet immense serpent aquatique que nous admirons depuis la grande plage de sable dont nous avait parlé Serge. L’état sauvage du lieux nous saisi ! C’est beau à mourir ! Et dire qu’une poignée de chanceux ont la chance de vivre ici, dans cette baie sublime… Oui nous sommes jaloux! 😉

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A notre gauche, sur les rochers qui avancent dans le fleuve, une maison est posée. Faisant face aux éléments, elle semble être le refuge pour tous les rêves des voyageurs. Nous avançons vers elle et savons que près d’elle nous retrouverons notre capitaine pour le chemin du retour.

Serge est bien là, il décharge les dernières bûches qui encombrent encore sa petite embarcation et semble ravi de nous retrouver enfin. On doit bien avouer que ce plaisir est plus que partagé. Il nous raconte, avec l’oeil rieur, qu’il a bien faillit ne jamais arriver jusqu’ici. En effet, sur le trajet, le fleuve lui a réservé une surprise… une belle vague de travers qui a rempli sa barque d’eau (comme si celle-ci n’était pas déjà assez remplie de bois…). Obligé d’écoper, il s’est fait une belle frayeur (Et ça le fait bien rire !). Les dernières bûches sorties, PM aide Serge à remonter le bateau sur la grève dans le but de pouvoir ouvrir le bouchon de vidage pour évacuer les quinze centimètres d’eau qu’il reste au fond de l’embarcation. Chose faite, nous embarquons, après que Serge est fait un peu de « ménage » avec son chandail 😀

Serge donne une grande impulsion et nous nous éloignons un peu de la berge, sous nous il y a déjà un bon mètre d’eau. C’est le moment que le moteur choisit pour faire un caprice. Impossible de le démarrer ! Serge s’acharne, tout en gardant un grand sourire, ce qui nous rassure un peu lol. Puis il finit par ouvrir le moteur, trifouille quelques truc et là… Miracle! La mécanique se met à cliqueter, puis l’hélice se met à tourner et nous nous éloignons peu à peu de la rive.

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Devant nous s’étend la face cachée de la baie, ce que la plupart des visiteurs ne voient jamais. Nous sommes bercés par la beauté de ce que nous voyons et par les roulis de l’eau qui fait tanguer notre « navire ». Nous longeons les berges de l’île centrale de la baie, passant devant les vitres du joli chalet posé ici face au fleuve. Les roches arrondies des rives de la petite île sont léchées par l’onde provoquée par notre passage. Puis Serge ralentit, nous dit de bien regarder… Après quelques secondes d’observation, nous admirons ce que serge voulait nous montrer. Dans notre sillage, des phoques gris s’amusent à surfer sur la vague laissée par le bateau ! Serge s’amuse à remettre les gaz pour provoquer de plus grosses vagues et les phoques s’en donnent à coeur joie ! Sautent puis s’arrêtent pour nous observer puis replongent pour ressortir à quelques mètres de nous. C’est incroyable, amusant et émouvant de les voir s’amuser ainsi.

Ce petit jeu, dure tout le temps que nous mettons à rejoindre le quai de la baie, d’où nous sommes partis tout à l’heure. Nous approchons maintenant à grands pas de notre point de départ mais Serge ne ralentit pas et prend une direction toute autre… Il se dirige vers la berge, en direction d’un chalet en bois construit sur le bord de l’eau. Après un accostage sportif (le ponton étant détruit, le seul moyen de débarquer est de taper la bateau entre deux gros rochers), Serge nous invite à descendre de la barque puis à le suivre.

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Il ouvre la porte du chalet et nous fait entrer. Nous sommes chez lui, là où il vient faire la fête avec ses amis. Le poêle à bois dégage encore une douce chaleur, que les dernières braises du feu du matin entretiennent. Ca sent le bois, le feu, l’authenticité. Sur la cheminée, le ramage immense d’un orignal abattu l’an dernier par Serge, trône majestueusement sur toute la pièce (nous ne sommes pas du tout chasseurs et y sommes même opposés mais la splendeur du « trophée » est incontestable !) et pour cause… ce grand mâle pesait presque une tonne ! Serge tourne un peu en rond, ouvre le frigo, les glacières laissées sur place, vérifie sur la terrasse… Puis fini par lancer:

« Tabarnak! ils ont bu toutes les bières avant de partir! »

Ni une ni deux, nous sommes invités à remonter sur le bateau. Et cette fois nous prenons bien la direction du quai principal de la baie. Nous débarquons, aidons serge à amarrer au ponton et remontons vers les voitures. Serge nous répète alors l’une des premières phrases qu’il nous a prononcé : « Une bière? »

Cette fois nous acceptons avec joie! Il ouvre donc son coffre et en sort trois canettes qui tintent sourdement quand nous trinquons tous les trois.

La discussion va bon train, Serge ayant des anecdotes hilarantes à nous conter. Par exemple celle du nageur: Un jour d’été, alors qu’il déjeunait avec des amis sur l’embarcadère, un visiteur très baraqué qui nageait dans la cascade chauffée par le soleil depuis un moment, s’approche de lui et lui demande en montrant l’eau de la baie:

« Est-ce la même eau qu’à la cascade? »

Serge feint de ne pas comprendre le sens de sa question qui était plutôt « l’eau est-elle aussi chaude que dans la cascade? » et lui répond « Oui bien sûr c’est la même eau! »

L’homme, rassuré par la réponse de Serge, prend une grande course d’élan et se jette tête bêche dans l’eau de la baie. Ce qu’il ne savait pas c’est que l’eau qui envahit la baie vient du fleuve et que celui-ci a une température qui culmine aux beaux jours, aux alentours de cinq degrés Celsius… Serge nous raconte hilare, la tête que « l’armoire à glace » a fait en sortant de l’eau, frigorifié 😀

Puis dans un grand sourire nous dit:

« Il m’a demandé si c’était la même eau pas si elle était aussi chaude! »

On dit que l’humour est le deuxième sport Québécois après le Hockey. Si cela est vrai, Serge doit être un sacré champion ! 😀

Nos bières sont maintenant à demi pleines et la discution s’engage sur la passion des bateaux de Serge. Il nous explique qu’il en a acheté un il y a peu de temps et nous indique un joli bi-moteur amarré au quai.

« C’est celui-ci ! Dommage que la mer ne soit pas bonne on serait partis faire un tour pour aller voir les baleines ensemble… »

La discussion s’arrête là, mais nous sentons que Serge n’est plus tout à fait là, l’esprit un peu ailleurs. Cela ne dure que quelque secondes, puis il nous annonce:

« On va essayer quand même! »

Nous sommes estomaqués ! Nous qui étions déjà sur un petit nuage d’avoir pu voir la baie depuis le fleuve, voilà qu’il nous propose d’aller voir les baleines, là, tout de suite, maintenant ! Nos coeurs se mettent à palpiter car, comme tu le sais surement déjà, nous sommes des passionnés de cétologie. Même pas le temps de finir nos bières que PM et Serge sont déjà en train de débacher le « é pas peur » (oui oui c’est le nom du bateau! mdr). Serge fait un saut à sa voiture et ressort avec un bidon plein d’essence, ce qu’il faut pour une longue sortie en mer !

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Nous embarquons donc et prenons la direction de la sortie de la baie. A peine avons nous quitté le quai que Serge sort de ses poches, trois nouvelles canettes de bières qu’il ouvre sans nous demander si nous en voulons 😉 Un peu obligés (pas du tout en fait lol) nous acceptons de trinquer un coup de plus! Nous sommes partis depuis dix bonnes minutes et la sortie de la baie est maintenant toute proche, mais la mer n’a pas décidé de nous laisser passer… La marée encore montante provoque de grosses vagues et nous bloque donc l’accès au fleuve. Serge insiste, se bat avec la barre pour essayer de passer tout de même, mais rien à faire c’est trop dangereux. La mort dans l’âme Serge nous annonce que nous ne pourrons pas aller plus loin et que les baleines devront attendre… Déjà plus que comblés par la tournure de notre journée, cette impossibilité ne raisonne pas du tout comme une déception, nous sommes déjà au summum du bonheur ! Serge nous propose une solution:

« Ecoutez, la mer sera surement meilleure dans les jours qui viennent! Je vais vous laisser mon numéro et nous partirons une journée entière pour voir les baleines ensemble ! J’amène le lunch !!  »

Encore une fois, la gentillesse de Serge nous cloue le bec 😀

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Un peu déçu de n’avoir pu nous montrer les cétacés, Serge décide qu’il est temps d’initier PM aux joies de la navigation. Il se lève de son siège de capitaine et demande à PM de s’y asseoir et de prendre la barre. Passionné par la mer et très à son aise sur l’eau, PM accepte avec joie ! Canette à la main, il s’installe au poste de commande et ramène le bateau en traversant la baie. Autour de nous, les phoques gris reprennent leur jeu et surfent de nouveau sur notre vague de sillage… Nous sommes aux anges! Camille savoure ce moment, assise sur la moelleuse banquette passager à l’arrière du bateau, cheveux au vent, bière à la main et son plus beau sourire aux lèvres.

De retour au petit « port » nous aidons Serge à attacher le bateau à la bitte d’amarrage, apprenant au passage quelques techniques de nœuds marins. Comme prévu, Serge nous donne son numéro de téléphone et nous demande de le rappeler début de semaine si la mer se calme… Malheureusement, les conditions idéales n’arriverons jamais et nous n’auront pas la chance de faire cette belle journée de mer avec notre nouvel ami… Cela restera la seule déception de notre voyage… Mais le moment que nous avons partagé est déjà exceptionnel et restera gravé à jamais dans nos mémoires !

Le temps des au revoir a donc sonné pour Serge et nous deux. Fidèle à lui même, il nous propose une nouvelle (et dernière bière) que nous refusons cette fois car de la route nous attend. Nous remercions chaleureusement l’homme au sourire aussi grand que son coeur et repartons du Paradis.

Qui aurait cru, qu’un simple pic-nique puisse se transformer en une aussi belle histoire ? Merci Serge !

Nous reprenons donc la direction de Pointe au pic, mais décidons sur la route de marquer un arrêt… Nous quittons la route 138 pour rejoindre Port au Persil, un joli petit village, classé parmi les plus beaux du Québec. Avec sa jolie petite église posée sur le bord du fleuve et sa rivière trébuchante qui se jette derrière la digue, son charme est indéniable! Nous nous posons donc quelques instants afin de contempler le paysage. Puis Camille sursaute en pointant le fleuve du doigt…

« Béluga ! »

Cette journée est définitivement merveilleuse! Vraiment merveilleuse car nous avons la chance d’observer un troupeau (oui on dit comme ça… ou un pod si tu préfères) de bélugas pendant une bonne demi heure! Il est fantastique de voir ces baleines blanches, en voie de disparition, évoluer dans leur milieu naturel !

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Nous te ferons, un peu plus tard, un article axé sur la cétologie, si cela t’intéresse (et si non, on se fera un devoir de te rendre ça intéressant lol ) nous te proposerons de découvrir toutes les espèces du Saint Laurent et leurs caractéristiques 😉

Port au Persil étant sur la route d’alimentation de ces beaux animaux, le quai a été équipé d’une longue vue, qui nous permet de voir ces beautés « de plus près ». L’émotion nous envahit, la chance est définitivement de notre côté depuis ce matin !

Cette journée incroyable s’arrête ici, sur le quai de Port au Persil, entourés de bélugas. Dans notre prochaine article nous t’emmènerons à l’aventure 😉 Prépare tes chaussures de rando 😀

Nous t’embrassons cher copain voyageur !

 

 

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Magnifique …merci de me faire vivre par procuration vos belles aventures dans ce pays que je rêve de visiter un jour.

    Aimé par 1 personne

    1. lebontrip dit :

      Merci de votre commentaire Pascale ! Cela nous touche vraiment !

      J'aime

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